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Assemblée
Proposition de loi
Interdire les sucres ajoutés dans les aliments destinés aux nourrissons et aux enfants en bas âge
En cours · 1ère lecture en commission
Commissions
AN
Commission des aff. sociales
SN
Commission des aff. sociales
Dates
Dépôt:Mercredi 4 février 2026
Dernière activité:Vendredi 27 mars 2026
Députés investis
Bancs des ministresBancs des commissions
Principaux participants
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Cyrille Isaac-Sibille
AN
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Dem
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Thomas Portes
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LFI-NFP
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Ségolène Amiot
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LFI-NFP
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SOC
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RN
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Sabrina Sebaihi
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EcoS
17ème législature

Dépôt du texte

Assemblée
February 4, 2026

1ère lecture

Assemblée
February 4, 2026
Texte adopté

1ère lecture

Sénat
March 27, 2026
En cours
Examen en commission
SN · Commission des aff. sociales
Exposé des motifs
Mesdames, Messieurs, Alors que l’Organisation mondiale de la santé recommande de n’ajouter ni sucres ni agents sucrants dans les produits destinés à l’alimentation infantile ; Alors que « les graines d’un vieillissement en bonne santé se sèment tôt », comme l’a rappelé Kofi Annan, prix Nobel de la paix, lors de l’Assemblée mondiale sur le vieillissement en 2001 ; Et alors que notre état de santé dépend majoritairement de nos comportements de santé, au premier desquels figure notre alimentation ; Comment expliquer que les industriels continuent d’ajouter du sucre dans les produits alimentaires destinés aux enfants de moins de trois ans, sans qu’aucune réglementation ne les en empêche ? La France est aujourd’hui confrontée à la progression d’une épidémie silencieuse : la surcharge pondérale. Un Français sur deux est en situation de surpoids ou d’obésité, une situation largement liée à nos habitudes alimentaires. La part croissante des produits ultra‑transformés dans notre alimentation, ainsi que les sucres dissimulés par les industriels (parce qu’ils sont des exhausteurs de goût à faible coût) ont de lourdes conséquences. Elles sont d’abord sanitaires : l’obésité est associée à près de vingt pathologies évitables, parmi lesquelles certains cancers, le diabète ou encore les maladies cardiovasculaires. Elles sont également économiques et sociales : le coût social de l’obésité est estimé à près de 20 milliards d’euros par an. Or, ce que nous consommons durant l’enfance façonne durablement nos habitudes alimentaires à l’âge adulte. Selon une enquête de l’Association nationale de défense des consommateurs et usagers publiée en octobre 2023, de nombreux produits alimentaires destinés aux enfants contiennent des quantités excessives de sucres ajoutés ou d’ingrédients sucrés. Ainsi, 22 % des préparations céréalières et 14 % des produits à base de fruits destinés aux enfants en bas âge en contiennent. Certains produits affichent même des allégations nutritionnelles vantant une faible teneur en sucre, au risque d’induire les parents en erreur. Les exemples sont nombreux : – certains yaourts dès 8 mois montent à 10 grammes pour 100 grammes ; – des poudres cacaotées ou biscuit, « dès 10 mois », atteignent plus de 30 grammes pour 100 grammes. Tous sont enrichis en sucres ajoutés, souvent sans que les parents en aient pleinement conscience, alors même que des alternatives sans sucre existent déjà sur le marché. Les plus jeunes sont particulièrement vulnérables à ces pratiques, et les inégalités sociales jouent également un rôle déterminant dans l’exposition à une alimentation de moindre qualité. Pour enrayer ce phénomène et lutter contre la progression de l’obésité en France, il est nécessaire de garantir à tous les enfants, dès le plus jeune âge, une alimentation favorable à leur santé, notamment par une réduction de leur exposition au sucre ajouté. C’est dans cet esprit que, depuis huit ans, le député Cyrille Isaac‑Sibille et le groupe Les Démocrates œuvrent pour responsabiliser les industriels, notamment par la création d’une taxe incitative sur les sucres ajoutés dans les produits ultra‑transformés, par le rehaussement de la taxe sur les sucres ajoutés dans les sodas (une avancée obtenue en 2025) et par l’interdiction des sucres ajoutés dans les produits alimentaires destinés aux jeunes enfants. L’article unique de la présente proposition de loi prévoit donc cette interdiction des sucres ajoutés dans les produits alimentaires destinés aux nourrissons et aux enfants âgés de un à trois ans, à l’exception des laits de croissance et des denrées alimentaires à usage médical.
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