Sénat
Proposition de loi
Proposition de loi systématisant la radiation des cadres militaires définitivement condamnés pour violences sexuelles
Déposé
Auteur
Commission
SN
Commission des aff. étrangères
Dates
Dépôt:Mardi 25 juin 2024
Dernière activité:Mardi 25 juin 2024
Sénateurs investis
Principaux participants
Grégory Blanc
SN
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GEST
Ronan Dantec
SN
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GEST
Guillaume Gontard
SN
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GEST
Guy Benarroche
SN
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GEST
Thomas Dossus
SN
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GEST
Jacques Fernique
SN
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GEST
Monique de Marco
SN
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GEST
Raymonde Poncet Monge
SN
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GEST
17ème législature
Dépôt du texte
Sénat
June 25, 2024
1ère lecture
Sénat
June 25, 2024
En cours
Examen en commission
SN · Affaires étrangères, défense et forces armées
Exposé des motifs
Mesdames, Messieurs,
Face à la vague provoquée par le « #MeToo des armées », le rapport de l'IGA remis le 12 juin 2024 fait apparaître clairement l'ampleur de la problématique des violences sexistes et sexuelles.
En effet, les nombreuses enquêtes et témoignages de la part de victimes parues ces derniers mois dans la presse ont permis l'identification de cette problématique mais surtout de son urgence. Plusieurs parlementaires se sont ainsi saisis du sujet, interpellant à plusieurs reprises le ministre des armées. Ce dernier a, en réaction, décidé de convoquer en avril dernier l'un des outils administratifs les plus puissants en sa main en mandatant l'Inspecteur général des armées - gendarmerie (IGA-G) pour lui remettre un rapport sur les violences sexuelles et sexistes au sein du ministère des armées.
Le rapport de la mission d'enquête paru en juin dernier délivre un tableau très contrasté du bilan des politiques internes et ministérielles de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Ainsi, plusieurs problèmes majeurs sont identifiés : les répercussions d'une culture spécifique jugée à risque ; la prégnance du silence et de la honte pesant sur les victimes ; les défaillances des procédures d'accompagnement (juridiques, médico-psychologiques, sociales...) des victimes ; l'asymétrie et le manque de proportionnalité des sanctions internes ; et surtout, une hiérarchie insuffisamment responsabilisée face aux violences sexistes et sexuelles, souvent à l'origine des dysfonctionnements en termes de remontées, de procédures disciplinaires, et d'imprégnation des bonnes valeurs au groupe.
L'armée forte dont a besoin la nation doit être exemplaire. Le problème soulevé par les militaires victimes de violences est au croisement de plusieurs univers touchant le coeur même de l'institution : militaire, mais aussi judiciaire, législatif, social, et même sociétal. La notion d'exemplarité doit être à la base de l'engagement et doit infuser au sein des effectifs du ministère dans leur intégralité : de la formation initiale au sommet de l'État-major, en passant par tous les échelons de la chaîne hiérarchique.
Parce que les travaux ministériels ont montré la nécessité de responsabiliser les autorités hiérarchiques mais aussi de lutter contre la culture systémique de protection des auteurs, il convient d'agir en faveur de l'intransigeance des sanctions et du traitement sans failles des violences sexuelles et sexistes.
Le rapport formule une cinquantaine de propositions sur la base de quatre axes principaux : accompagnement des victimes, sanction des auteurs, transparence, prévention. Les dispositions préconisées relèvent pour leur grande majorité de la responsabilité du ministre et du pouvoir réglementaire. En revanche, une préconisation nécessite l'intervention du législateur pour modifier le code de justice militaire afin d'amplifier les révocations en cas de condamnation.
Ainsi, cette proposition de loi, conformément à la recommandation n° 26 du rapport de l'IGA-G sur les violences sexuelles et sexistes au sein des armées, modifie par son article unique le code de justice militaire en créant un article L. 323-20-1. Ce nouvel article inséré à la suite de l'article L. 323-20 de la sous-section 1 de la section 2 du chapitre III du titre II du livre III du code de justice militaire prévoit que le fait, pour tout militaire cadre, d'être condamné définitivement à une peine d'emprisonnement (avec ou sans sursis) pour viol, agression ou harcèlement sexuel sur un subordonné, pendant le service ou à l'occasion du service, entraîne la perte de grade et la radiation.
Agenda et compte-rendus

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Amendements (0)
Groupe
Grégory Blanc
SN
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GEST
Commission des finances
Auteur
Guy Benarroche
SN
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GEST
Commission des lois
Co-signataire
Ronan Dantec
SN
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GEST
Commission amngmnt territoire et dvpt durable
Co-signataire
Monique de Marco
SN
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GEST
Commission culture, éducation, communication et sport
Co-signataire
Thomas Dossus
SN
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GEST
Commission des finances
Co-signataire
Jacques Fernique
SN
|
GEST
Commission amngmnt territoire et dvpt durable
Co-signataire
Guillaume Gontard
SN
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GEST
Commission des aff. étrangères
Co-signataire
Antoinette Guhl
SN
|
GEST
Commission des aff. économiques
Co-signataire
Yannick Jadot
SN
|
GEST
Commission des aff. économiques
Co-signataire
Akli Mellouli
SN
|
GEST
Commission des aff. étrangères
Co-signataire
Mathilde Ollivier
SN
|
GEST
Commission culture, éducation, communication et sport
Co-signataire
Raymonde Poncet Monge
SN
|
GEST
Commission des aff. sociales
Co-signataire
Daniel Salmon
SN
|
GEST
Commission des aff. économiques
Co-signataire
Ghislaine Senée
SN
|
GEST
Commission des finances
Co-signataire
Anne Souyris
SN
|
GEST
Commission des aff. sociales
Co-signataire
Mélanie Vogel
SN
|
GEST
Commission des lois
Co-signataire
Tous
jj/mm/aaaa
jj/mm/aaaa
Tous
Tous
| Chambre | Date | Type | Auteur | Numéro | Titre | Disponible | |
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Aucun document annexé à ce texte | |||||||
Tous
