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Matinales radios du vendredi 12 juin 2026

Top du jour

1
France Info 8h30
Aurore Bergé — Ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes
Annonce l'examen du projet de loi protection de l'enfance dès le 15 juillet, avec mesures sur les violences sexuelles sur mineurs incluant la perpétuité pour violeurs en série, et se prononce pour l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur enfants.
2
RTL 7h40
Jean-Philippe Tanguy — Député RN (Somme)
Sur l'âge légal de retraite à 60-62 ans, introduit une réserve inédite : «sauf si on arrive à trouver une solution de simplification pour supprimer cet âge», ajoutant «à ce jour on n'a pas trouvé», rendant la mesure conditionnelle.
3
Sud Radio 8h15
Maud Bregeon — Porte-parole du gouvernement, ministre déléguée chargée de l'énergie
Conditionne la castration chimique au volontariat, créant un écart avec la position de Retailleau qui la défend en mode obligatoire, tout en rejoignant Darmanin sur la perpétuité réelle.

En résumé

Le meurtre de Liana a été abordé dans quatre matinales sur sept (Bergé sur France Info, Chenu sur France Inter, Tanguy sur RTL, Bregeon sur Sud Radio). Sur la question des moyens supplémentaires à l'Ofmin, Bergé a déclaré ne pas savoir si cela aurait changé le cours des événements, tandis que Bregeon a affirmé que ce ne sont pas des dispositions législatives supplémentaires qui auraient évité le drame. Sur la question des retraites, Chenu (France Inter) a défendu une borne à 60 ans avec 40 annuités et à 62 ans avec 42 annuités, tandis que Tanguy (RTL) a introduit une réserve absente des positions précédentes du RN en conditionnant l'inscription de l'âge légal au programme à la capacité du parti à trouver une formule de simplification. Sur la demande de démission de Darmanin, Chenu a dit qu'il "devrait être bien inspiré de le faire" mais que "ça ne changerait rien", tandis que Tanguy a évité le mot "démission" en disant que Darmanin "devrait partir spontanément".

Europe 1 / CNews
La Grande interview (8h15)

Franz-Olivier Giesbert — Journaliste, écrivain

présidentielle 2027
finances publiques
justice / autorité

Actualité visée

  • Meurtre de Liana et manifestations spontanées de 60 000 personnes
  • Mise en demeure de Radio France par l'ARCOM pour déséquilibre des temps de parole RN
  • Violences post-finale Ligue des champions et promesses d'intransigeance de Macron
  • Obsèques de Bernadette Chirac

Signaux faibles

Giesbert cite un sondage du Point plaçant Bardella en tête, puis Le Pen, Ciotti, Marion Maréchal, Tanguy, en précisant 'je ne sais plus qui d'ailleurs' entre Le Pen et Maréchal, esquivant tout commentaire sur la situation judiciaire de Le Pen alors que le sujet vient d'être posé par le présentateur trente secondes plus tôt.[06:10]
Interrogé directement sur Le Pen vs Bardella si Le Pen peut se présenter, Giesbert glisse immédiatement vers le programme économique de Tanguy et la règle des 3%, évitant tout pronostic sur Le Pen elle-même malgré la question fermée.[08:04]
Sur la mise en demeure de Radio France par l'ARCOM, Giesbert qualifie l'ARCOM de grande institution qui 'a tout laissé pisser depuis des années', puis conclut 'là je dis ils commencent à faire leur boulot, c'est bien', retournement laudatif net vis-à-vis d'une institution qu'il dit avoir 'toujours critiquée'.[11:29]
Giesbert affirme que certains métiers sont 'contrôlés par l'extrême-gauche', vise explicitement la magistrature et la presse, puis tempère aussitôt en ajoutant 'mais il y a un autre sujet', celui de la surpopulation carcérale, déplaçant le cadrage sans retirer l'affirmation initiale.[13:56]

Verbatim notable

« Si un jour nous avons une crise financière, je veux dire avant la présidentielle, ce sera vraisemblablement après, mais si nous avons une crise financière, vous verrez qu'à ce moment-là la situation peut devenir révolutionnaire. »[03:51]
En réponse à la tribune de Bruno Le Maire sur le risque de révolution, Giesbert récuse le diagnostic pour le présent tout en le conditionnant à une crise financière post-présidentielle.
France Culture
L'Invité(e) des Matins (7h40)

Jean-Noël Jeanneney — Historien, ancien ministre, ancien président de Radio France / Jean-Luc Barré — Historien, éditeur, biographe de De Gaulle

gaullisme
audiovisuel public
mémoires politiques

Actualité visée

  • Récupération du symbole gaulliste par le RN et débats sur l'héritage politique de De Gaulle.
  • Avenir de l'audiovisuel public et réforme de la facturation électronique (mention publicitaire).
  • Publication du troisième tome des mémoires de Jeanneney (Seuil) et du deuxième tome de la biographie de De Gaulle par Barré (Grasset).

Signaux faibles

Interrogé directement sur la menace pesant sur le financement de l'audiovisuel public, Jeanneney esquive en renvoyant à son livre : « je ne sais pas si vous voulez m'entraîner à ce point dans la conjoncture ».[03:55]
Jeanneney se dit « tout à fait minoritaire » sur le discours du Vel d'Hiv de Chirac (1995), position qui contredit le consensus quasi unanime de la classe politique et des historiens depuis trente ans, sans qu'il ait jusqu'ici exposé publiquement cette réserve dans ce format.[15:06]
Guillaume Erner attribue la formule des « chaussettes » à Mitterrand ; Jeanneney le corrige en désignant Pierre Joxe, puis recadre l'interprétation d'Erner (« c'était peut-être un réflexe un peu de classe »), contestant ainsi à la fois l'attribution et le sens politique communément retenus.[11:47]
Barré cite Lecornu comme exemple de comportement gaulliste (accord avec une partie de la gauche pour le budget), sans que Jeanneney valide ou conteste explicitement, laissant l'assertion sans réponse dans un échange pourtant très interactif.[29:17]

Verbatim notable

« Vous savez, le marché il a du bon, il oblige les gens à se dégourdir, il donne une prime aux meilleurs, mais en même temps il fabrique des injustices, il installe des monopoles, il favorise les tricheurs. »[38:29]
Jeanneney cite De Gaulle s'adressant à Pompidou pour illustrer ce qu'il présente comme un héritage gaulliste très actuel sur les rapports entre État et marché.
France Info
8h30 franceinfo

Aurore Bergé — Ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations

protection enfance
violences sexuelles
Bruel / #MeToo

Actualité visée

  • Meurtre de la petite Liana et dysfonctionnements présumés dans le traitement des signalements contre l'auteur présumé.
  • Affaire Patrick Bruel : mise en examen pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel, tournée maintenue.

Propositions & annonces

Signaux faibles

Interrogée directement sur la position de Gérald Darmanin selon laquelle le drame n'aurait pas pu être empêché avec des moyens supplémentaires, elle répond à deux reprises «je ne sais pas répondre à cette question», sans souscrire à la formule du garde des Sceaux ni la contredire explicitement.[06:04]
Interrogée sur les mots d'Emmanuel Macron («On ne répond pas à un drame par des cris»), elle esquive la question directe («auriez-vous utilisé ces mots?») sans y répondre, glissant vers un éloge des associations.[09:39]
Sur la tournée de Patrick Bruel, elle formule que c'est «à lui de considérer» que les conditions ne sont pas réunies, sans appeler explicitement à son retrait, ni valider sa présence sur scène, maintenant une ambiguïté volontaire entre responsabilité judiciaire et responsabilité personnelle.[18:17]
Sur l'inscription de la loi cadre à la session extraordinaire de septembre, souhaitée par la présidente de l'Assemblée nationale, elle répond «nous verrons le retour du Conseil d'État», sans soutenir le calendrier proposé.[14:45]

Verbatim notable

« Sincèrement, je ne sais pas répondre à cette question. Je ne sais pas répondre à cette question. »[06:04]
Interrogée sur l'hypothèse que des moyens supplémentaires à l'Ofmin auraient pu permettre de traiter le signalement visant l'auteur présumé du meurtre de Liana, et sur la divergence avec la position publique de Gérald Darmanin.
France Inter
Le grand entretien (8h20)

Sébastien Chenu — Député RN du Nord, vice-président du Rassemblement National

justice / pédocriminalité
présidentielle 2027
immigration

Actualité visée

  • Féminicide de Lyana, 11 ans, obsèques le jour même à Florence : dysfonctionnements judiciaires.
  • Séminaire RN de préparation à la présidentielle dans l'Essonne avec Marine Le Pen et Jordan Bardella.
  • Entrée en vigueur du pacte européen sur la migration et l'asile.
  • Déprogrammation de la pièce 'Passeport' d'Alexis Michalik par le maire RN de Castres.
  • Couvre-feux mineurs instaurés par des maires pendant la Coupe du monde de football.
  • Proposition de loi autorisant la recherche d'hydrocarbures en Guyane et à Mayotte, rejetée la veille.

Propositions & annonces

Signaux faibles

Sur la demande de démission de Darmanin, Chenu répond d'abord 'il devrait être bien inspiré de le faire' puis ajoute aussitôt 'ça ne changerait rien', formulant ainsi une position distincte de celle de Bardella qui réclame la démission sans cette réserve. La journaliste relève explicitement la contradiction ('vous ne demandez donc pas sa démission?'), sans obtenir de clarification tranchée.[01:31]
Quand la journaliste demande si Bardella ne serait 'qu'un candidat par défaut', Chenu commence par nier ('non'), puis décrit immédiatement le scénario où Bardella ne serait candidat que si Le Pen est inéligible, confirmant de fait la logique de suppléance qu'il venait de nier.[09:54]
Sur les retraites, Chenu affirme que Le Pen et Bardella défendent 'le même programme', mais détaille ensuite une position (borne à 60 ans avec 40 annuités, borne à 62 ans avec 42 annuités) qui contredit les déclarations récentes de Bardella sur LCI selon lesquelles 'l'âge légal ne veut rien dire', sans expliquer la divergence.[11:05]
Quand la journaliste affirme que les immigrés 'contribuent, payent des impôts', Chenu répond 'Non, madame, c'est faux' et avance que 'une majorité des étrangers qui arrivent ne travaillent pas', sans citer sa source pour ce chiffre.[15:48]

Verbatim notable

« Celui que la justice va finalement désigner, car il s'agit aujourd'hui, c'est étrange d'ailleurs dans une démocratie de dire ça... »[09:36]
Réponse à la question 'avec quel candidat ou candidate' le RN prépare la présidentielle, avant de se reprendre et d'articuler le scénario Le Pen / Bardella.
RMC
Face à Face (Apolline de Malherbe, 8h30)

Général Patrick Dutartre — Général de l'Armée de l'Air, ancien leader de la Patrouille de France

Iran / nucléaire
détroit d'Hormuz
SCAF

Actualité visée

  • Annonce de Trump d'un accord avec l'Iran et démenti iranien (11-12 juin).
  • Frappes américaines intensifiées en Iran dans la nuit du mercredi à jeudi.
  • Abandon du programme SCAF franco-allemand.
  • Survol de New York par la Patrouille de France pour les 250 ans de l'indépendance américaine.

Signaux faibles

Dutartre indique que le détroit d'Hormuz n'est pas hermétique : des navires coupent leur transpondeur et passent, avec ce qui semble être une tolérance américaine tacite. Information opérationnelle précise non formulée dans les déclarations officielles.[10:52]
Dutartre valide explicitement le scénario d'une opération aéro-terrestre américaine sur l'île de Kharg comme envisageable, qualifiant l'île de cible qui "démange" Trump. Formulation engagée pour un commentateur militaire habituellement plus prudent sur les scenarii offensifs.[11:52]
Dutartre glisse que les déclarations de Netanyahou sont plus informatives sur le contenu du mémorandum que celles de Trump lui-même, sans développer, avant d'être interrompu par la présentatrice.[15:25]
Sur la demande américaine de transfert de l'uranium enrichi iranien vers un pays tiers, Dutartre juge que les Iraniens n'accepteront pas un transfert vers les États-Unis, mais que la Chine ou la Russie "pourraient éventuellement s'entendre", ouvrant un scénario que les déclarations officielles américaines n'ont pas évoqué publiquement.[13:55]

Verbatim notable

« On disait hors plateau que les Iraniens comprenaient le Trump, mais que le Trump ne comprenait pas l'Iranien. »[03:35]
Sur l'écart d'interprétation entre la lecture américaine du mémorandum et la lecture iranienne.
RTL
L'invité de RTL (7h40)

Jean-Philippe Tanguy — Député RN (Somme)

retraites
justice pénale
RN interne

Actualité visée

  • Meurtre de Liana et dysfonctionnements judiciaires
  • Responsabilité de Gérald Darmanin
  • Tensions internes RN (Le Pen / Bardella) avant séminaire du jour
  • Mise en demeure de Radio France par l'ARCOM sur la représentation du RN

Signaux faibles

Sur la démission de Darmanin, Tanguy n'emploie pas le mot 'démission' et corrige le journaliste : 'c'est lui qui devrait partir spontanément'. Bardella avait dit le 28 mai qu'il 'aurait dû présenter sa démission', Le Pen avait dit qu'on 'ne peut pas faire des appels à la démission en permanence'. Tanguy revendique ensuite avoir 'représenté Marine Le Pen et Jordan Bardella' lors d'une émission antérieure sur ce même sujet, présentant les deux positions comme identiques, sans citer la déclaration divergente de Le Pen.[02:03]
Sur l'âge légal de départ à la retraite, Tanguy introduit une réserve absente des positions publiques antérieures du RN : 'sauf si on arrive à trouver une solution de simplification pour supprimer cet âge', ajoutant 'à ce jour on n'a pas trouvé'. L'âge légal à 60-62 ans, présenté comme acquis en début de réponse, se retrouve conditionnel en fin de réponse.[05:17]
Interrogé sur l'urgence du séminaire du jour, Tanguy répond 'pas du tout, il a été prévu depuis le dernier séminaire', puis précise que les retraites 'ne seront pas à l'ordre du jour', sans que le journaliste ait posé cette question.[04:14]

Verbatim notable

« Il y aura l'âge de départ progressif de 60 à 62 ans effectivement, selon votre date d'entrée dans le monde professionnel. Sauf si on arrive à trouver une solution de simplification pour supprimer cet âge, pour rendre le système plus lisible. Mais à ce jour, on n'a pas trouvé de solution pour rendre la réforme plus lisible. »[05:17]
Réponse à la question de savoir si l'âge légal de 60-62 ans sera inscrit noir sur blanc dans le programme présidentiel RN.
Sud Radio
L'invité politique (8h15, Jean-François Achilli)

Maud Bregeon — Porte-parole du gouvernement et ministre déléguée chargée de l'énergie

protection de l'enfance
affaire Liana
présidentielle 2027

Actualité visée

  • Affaire Liana : résultats de l'enquête administrative attendus le 19 juin, pression sur Darmanin.
  • Réouverture de 70 000 plaintes impliquant des enfants, annoncée par Darmanin.
  • Mise en demeure de Radio France par l'ARCOM pour sous-représentation du RN.
  • Lancement de la Coupe du Monde et couvre-feux municipaux.

Propositions & annonces

Signaux faibles

Interrogée deux fois de suite sur le terme 'affaire d'État', Bregeon esquive en citant un sondage Figaro favorable à Darmanin avant de refuser explicitement le qualificatif, sans répondre à la question sur la qualification des faits.[03:21]
Sur la question d'un fichier public des pédocriminels sur le modèle américain, Bregeon ne répond pas à la question posée et reformule en termes de vérifications dans les emplois au contact d'enfants, glissant d'un registre public à un registre professionnel.[13:20]
Pressée deux fois d'exprimer une position personnelle sur la loi globale contre les violences sexistes et sexuelles, Bregeon répond 'je suis favorable à ce qu'on avance dans toutes les directions', sans se prononcer sur le texte lui-même ni sur son coût annoncé de 2,7 milliards d'euros.[11:14]
Sur la castration chimique obligatoire portée par Retailleau, Bregeon rejoint Darmanin sur la perpétuité réelle mais prend ses distances sur la castration chimique en la conditionnant au volontariat, créant un écart visible avec la position du ministre de l'Intérieur.[15:14]

Verbatim notable

« Dans le cas présent, dans le cas de l'affaire Liana, ce n'est pas des dispositions législatives supplémentaires qui auraient permis d'éviter des erreurs de toute évidence en partie individuelles. »[11:25]
À propos de la proposition de loi globale sur les violences sexistes et sexuelles, après avoir refusé de se prononcer pour ou contre.
Transcriptions et timecodes générés par IA — à vérifier avant toute citation publique.